Le XIIIe, royaume du pho et mémoire d’Indochine : lecture de la carte gastronomique IGN 2025
Ouvrez la carte culinaire publiée par l’IGN en 2025 et vous verrez tout de suite le triangle de Choisy se colorer d’un violet dense. Ce violet raconte une histoire : celle des parfums d’herbes fraîches, des bouillons ambrés et des grandes tablées où l’on partage le pho. Dans ce Quartier Pho, la cuisine vietnamienne a pris racine au fil des décennies, portée par l’arrivée des familles d’Indochine à partir des années 1970. Sur l’avenue de Choisy et l’avenue d’Ivry, les bols fumants se succèdent, la coriandre claque au nez et les marmites mijotent tôt le matin. Cette densité gastronomique, mesurée à partir des données OpenStreetMap, ne dit pas seulement ce que l’on mange : elle exprime qui habite là, comment le quartier s’est construit, et pourquoi tant de Parisiens traversent la ville pour une soupe bien faite.
Je vous propose de suivre Léa, infirmière de nuit, et Malik, coursier à vélo, qui se retrouvent chaque dimanche à la sortie du tram pour un rituel : repérer la file d’attente, flairer le bouillon et décider si ce sera un parfum de cannelle généreux ou une base plus légère. Léa a un faible pour la maison aux condiments impeccables, Malik juge au bruit des louches dans les casseroles. Ils discutent des détails qui comptent : une huile claire, un os à moelle bien torréfié, un coup de gingembre qui réveille mais ne domine pas. Qui a dit que la géographie était abstraite ? Ici, elle se boit à la cuillère.
Adresses et repères pour apprécier un pho comme un local
La carte IGN met en évidence des grappes d’adresses où brilleront des enseignes iconiques et des cantines discrètes. Vous croiserez des institutions connues jusqu’à Belleville, mais aussi des nouveautés qui cuisinent plus léger ou misent sur l’origine des herbes. Pour une exploration fluide, pensez à trois repères : la transparence du bouillon, la générosité de la garniture et la fraîcheur des herbes. Un pho droit se reconnaît avant même la première gorgée.
- 🍜 Chercher la clarté du bouillon : limpide, parfumé, jamais gras, c’est le cœur du plat. Pho Paris l’a compris, tout comme Maison du Pho et Paris Pho Express ✔️
- 🌿 Herbes à volonté : basilic thaï, coriandre, germes croquants. Un panier généreux, c’est le signe d’une maison sûre.
- 🍋 Citron et piment dosés : rehausser sans étouffer. L’équilibre prime sur la démonstration.
- 🥢 File d’attente raisonnable : un bon repère de fraîcheur, surtout le dimanche midi. Patience récompensée 😌
- 🚇 Accès facile tram/metro : Choisy, Tolbiac, Porte d’Ivry… idéal après le marché des Olympiades.
Au-delà du pho, ce même périmètre regorge de tables chinoises, cambodgiennes et laotiennes. Une soirée type ? Nems craquants, salade de papaye verte, puis pho au bœuf saignant. On sort réconforté, prêt à remonter le boulevard Masséna, surpris d’avoir voyagé sans quitter Paris.
| Adresse 🍜 | Spécialité ⭐ | Prix moyen (€) | Métro/Tram 🚇 | Astuce locale 💡 |
|---|---|---|---|---|
| Pho 14 | Pho bœuf classique | 12–16 | Place d’Italie | Venir tôt, file rapide ⏱️ |
| Maison du Pho | Bouillon longuement infusé | 13–18 | Olympiades | Herbes très fraîches 🌿 |
| Paris Pho Express | Service rapide midi | 10–14 | Porte d’Ivry | Parfait entre deux courses 🚴 |
| Pho Cardinal | Carte & menus 2025 | 14–20 | Tolbiac | Réserver en ligne 📲 |
Pour se repérer, la carte IGN croise densité et typologie d’enseignes. Ce qui frappe dans le XIIIe, c’est la continuité : du matin au soir, on peut composer un parcours gourmand complet, sans détour. La preuve que la capitale se lit aussi par ses bols.
Avant de filer au sud-ouest, retenez ceci : dans ce morceau d’Asie parisienne, la cuisine est un récit de transmission. Un bouillon réussi, c’est la mémoire qui mijote, et l’assiette qui vous souhaite la bienvenue.
Montparnasse et le XIVe : galettes, beurre salé et esprit breton au cœur de Paris
Autour de la gare Montparnasse, le vert domine sur la carte IGN : il signale la constellation de crêperies qui a fait la réputation du quartier. La Crêperie de Paris n’est pas un nom, c’est un style : plaques bien rodées, pâte de sarrasin au goût franc, cuisson vive et garniture généreuse. On suit Léa et Malik qui, après leur bol dominical, aiment descendre rue d’Odessa pour une galette « complète » et un bolée de cidre. Ils comparent les farines, discutent du croustillant bordure, et repèrent la carte des saisons : champignons à l’automne, poireaux au cœur de l’hiver, asperges dès le printemps.
Ce cluster breton ne doit rien au hasard. Dès le milieu du XXe siècle, beaucoup de travailleurs venus de Bretagne se sont installés autour de Montparnasse. Les restaurants ont suivi, transformant ces rues en un petit port d’attache où l’on sert une tradition simple et joyeuse. En 2025, l’offre s’est modernisée : galettes sans gluten, beurres AOP indiqués en carte, et cidres naturels mis en avant. On reste dans l’esprit du comptoir, à l’aise, même avec une poussette.
Bien choisir sa crêperie : critères concrets et bonnes adresses
Comment éviter la crêpe fade et repérer une pâte de sarrasin qui chante ? On scrute la couleur : grise, presque nacrée, avec des pointes sombres qui trahissent une farine bise. On écoute le « tchic » au moment où la pâte accroche légèrement la plaque chaude. On regarde la bordure : elle doit se soulever au souffle, signe de cuisson maîtrisée.
- 🥞 Farine de sarrasin fraîche: senteur de noisette, sans amertume. Crêpes & Gourmandises l’indique en carte.
- 🧈 Beurre demi-sel AOP: fond sur la plaque, nappage net, goût franc.
- 🍎 Cidres naturels: brut sec pour la complète, doux pour la crêpe sucrée.
- 🎯 Carte courte et de saison: gage de régularité et de fraîcheur.
- 🌾 Option sans gluten: bienvenues pour élargir la table aux intolérants.
Léa ne jure que par une complète à l’andouille de Guéméné, Malik s’autorise une galette aux Saint-Jacques quand c’est la saison. Tous deux finissent souvent par une crêpe beurre-sucre, le geste le plus simple, mais celui qui trahit l’âme de la maison. Le soir, la balade peut se prolonger jusqu’au cimetière du Montparnasse, histoire de digérer en douceur.
| Crêperie 🥞 | Spécialité 💚 | Prix galette (€) | Accord cidre 🥂 | Ambiance 🎵 |
|---|---|---|---|---|
| Crêperie de Paris | Complète jambon-œuf-fromage | 9–12 | Brut fermier | Comptoir animé 😊 |
| Crêpes & Gourmandises | Sarrasin 100% blé noir | 10–14 | Brut nature | Convivial familial 👨👩👧 |
| Crêpe et Saveurs | Saint-Jacques beurre citron | 14–18 | Extra-brut | Feutré, service doux 🌙 |
Le XIVe rappelle une évidence : quand un savoir-faire s’attache à un lieu, il rayonne au-delà des modes. La Bretagne s’est posée ici, et chaque galette le raconte sans chichi.

En remontant vers la rive droite, un autre quartier donne de la voix : autour de la rue Sainte-Anne, la capitale change d’alphabet, mais le langage du goût reste universel.
Rue Sainte-Anne et IIe arrondissement : okonomiyaki, ramen et l’énergie du « petit Tokyo »
La carte IGN en main, on observe dans le IIe arrondissement une dominante claire pour la cuisine japonaise, à commencer par le périmètre autour de la rue Sainte-Anne. Ce fragment de ville s’est construit sur une fidélité à la tradition et une curiosité constante pour les spécialités régionales. Résultat : on passe en quelques mètres d’un comptoir à ramen à une plaque brûlante où grésillent des okonomiyaki, puis à un bar à gyozas. C’est un quartier pratique pour un déjeuner vif et précis, ou un dîner où l’on se laisse porter par la queue devant les enseignes les plus convoitées.
Happa Tei a longtemps initié les curieux aux okonomiyaki, plats de la région d’Osaka : une galette généreuse de chou et de viande, nappée d’une sauce brune et d’une mayonnaise légèrement sucrée. Aki Restaurant, en face, envoie repas après repas une déclinaison maîtrisée, et n’oublie pas les yakisoba saisis minute. Dans ce bal, on trouve aussi des enseignes plus calmes, où l’on sert des ramen à l’ancienne, avec un bouillon riche qui reste digeste et des nouilles bien élastiques. La qualité se mesure aussi au soin porté aux détails : gingembre mariné vif, aonori frais, katsuobushi qui danse encore.
Comprendre l’offre : de l’okonomiyaki aux ramen, comment choisir sans se tromper
Le défi rue Sainte-Anne ? Ne pas se laisser emporter par la première file, et choisir l’adresse adaptée à son envie. Envie d’un plat roboratif, convivial, qui fume dans l’assiette ? Direction les okonomiyaki. Besoin d’un encas avant une séance de cinéma ? Misez un curry japonais doux ou quelques gyozas. Dîner plus posé ? Certains restaurants cachent, à l’étage, des cartes du soir plus calmes.
- 🍳 Okonomiyaki: parfait à partager, sucré-salé, texture moelleuse à cœur.
- 🍜 Ramen: shoyu plus léger, tonkotsu plus riche. Le bouillon dit tout.
- 🥟 Gyozas: peau fine, pliage net. Croustillant d’un côté, fondant de l’autre.
- ⏰ Arriver avant 19h: réduit l’attente, parfait pour les familles.
- 🗺️ Carte IGN + OSM: repérer les grappes d’adresses autour de Sainte-Anne et Choiseul.
Cette enclave ne vit pas isolée. Beaucoup de clients viennent du IXe ou du Ier, parfois du XIIIe après un marché aux Olympiades. La ville circule, et ses cuisines avec elle. Rue Sainte-Anne, on croise aussi des Parisiens qui comparent les bouillons comme on comparerait les crus d’un vignoble. C’est tout l’intérêt de cette « géographie du goût » : apprendre à lire une ville avec ses fumets.
| Adresse 🍣 | Plat phare 🔥 | Budget (€) | Affluence ⏳ | Conseil 👀 |
|---|---|---|---|---|
| Happa Tei | Okonomiyaki | 14–20 | Élevée | File fluide, service rodé |
| Aki Restaurant | Okonomiyaki + yakisoba | 15–22 | Élevée | Arriver tôt ⏰ |
| Comptoir ramen | Ramen shoyu | 12–16 | Moyenne | Privilégier le midi ☀️ |
| Bar à gyozas | Gyozas grillés | 8–12 | Moyenne | Parfait avant spectacle 🎭 |
Le IIe illustre une autre facette de Paris : la précision. Quand les plaques chauffent et que la farine chante, on comprend que la capitale sait aussi respecter les gestes des autres, tout en gardant sa touche à elle.

À quelques stations de là, changement complet d’ambiance : direction l’ouest parisien, où l’on célèbre la cuisine française dans ses bistrots et ses grandes maisons.
Ouest parisien (XVe–XVIe–XVIIe) : bistrots, brasseries et tables qui perpétuent l’ADN français
Les XVe, XVIe et XVIIe arrondissements se distinguent sur la carte IGN par une dominante de rose : c’est la couleur de la cuisine française traditionnelle, celle des bistrots de coin, des brasseries lumineuses et des restaurants gastronomiques qui peaufinent le service à la française. Ici, pas de sensationnalisme : on cultive l’art du temps long. Une blanquette de veau qui mijote, une sole meunière tournée au beurre noisette, un bar grillé au beurre blanc avec une purée montée à la spatule. Ces quartiers résidentiels, cossus sans être guindés, restent fidèles à une certaine idée de la table : chaleureuse, polie et rassurante.
Léa y emmène parfois ses parents pour fêter un anniversaire. Malik, lui, apprécie la formule du midi dans un bistrot discret près de la Motte-Picquet : une entrée simple – poireaux vinaigrette, noisettes – et un plat soigné – joue de bœuf confite. La géographie culinaire se lit aussi dans ce rapport au service : nappes repassées, carte lisible, cave sérieuse mais pas intimidante. On vient pour un moment, pas seulement pour un plat.
Les codes de la maison française : saison, sauce, service
La réussite d’un bistrot se joue en trois temps. D’abord, la saison : un menu qui change, un gibier en novembre, des asperges en avril. Ensuite, la sauce : courte, émulsionnée, qui embrasse sans couvrir. Enfin, le service : ni trop familier, ni distant, l’attention pour le pain, l’eau, la cuisson. C’est cette précision discrète qui fait revenir.
- 🍽️ Formules du midi: excellent rapport qualité-prix, souvent 20–28 € pour entrée/plat ou plat/dessert.
- 🍷 Cave de quartier: vins vivants, classiques et pépites abordables.
- 🕰️ Réservation conseillée: surtout le vendredi soir; sinon compter sur le comptoir.
- 🥖 Pain de bon artisan: indice fiable du soin apporté au reste.
- 🧑🍳 Cuisine visible: certains ouvrent la cuisine, gage de transparence.
À l’ouest, on voit aussi une nouvelle curiosité pour les dialogues culinaires. Des maisons proposent un plat invité, parfois un Le Kebab Gourmet au veau de lait, pain maison et jus corsé, clin d’œil à l’autre rive. D’autres revisitent un dessert d’enfance avec une crème légère et une pointe d’agrume. Même la haute cuisine s’y fait plus déliée, comme chez certaines tables du VIIIe – pensons à une adresse contemporaine telle que Sphère – où l’on marie technique française et inspirations japonaises sans ostentation.
| Type de table 🍷 | Plat emblématique 🥘 | Budget midi (€) | Atout majeur ⭐ | Conseil pratique 🧭 |
|---|---|---|---|---|
| Bistrot de quartier | Blanquette, purée maison | 20–28 | Formule claire | Arriver tôt pour le comptoir ⏰ |
| Brasserie classique | Sole meunière | 25–35 | Service continu | Parfait avant théâtre 🎭 |
| Gastronomique | Jeu de sauces | 45–80 | Menu dégustation | Réserver 1–2 semaines 📅 |
| Dialogue créatif | Le Kebab Gourmet revisité | 24–32 | Produit local | Demander le plat invité 🗣️ |
L’ouest rappelle que Paris ne se résume pas à ses tendances. Ce sont les gestes – poêler, déglacer, monter – qui font l’identité. Et quand ces gestes rencontrent l’écoute du quartier, tout le monde s’y retrouve.
XIXe arrondissement : kebabs du canal, noctambules et savoir-faire populaire
Cap au nord-est. Sur la carte IGN, le XIXe arrondissement affiche une belle densité d’enseignes turques et de sandwicheries où trône la broche. Ici, la restauration rapide n’est pas un pis-aller : c’est un art du quotidien. Entre la rue de Crimée et l’avenue Jean-Jaurès, le kebab s’impose comme un repère fiable, abordable et généreux. Quand les concerts finissent à la Philharmonie ou qu’un film s’achève à la Villette, la queue devant la vitrine lumineuse rassure autant que le parfum de la viande qui crépite.
Naïm, artisan-boulanger reconverti, a ouvert un comptoir où il cuit ses pains sur place et taille la viande finement pour une mâche plus délicate. Son voisin travaille une sauce blanche à l’ail qui ne couvre pas le reste, un équilibre délicat. En 2025, on observe même un frémissement « gourmand » : certains proposent un Le Kebab Parisien au poulet fermier, d’autres un Kebab Authentique cuisiné au charbon. Quelques adresses testent une option inspirée du buzz américain – le « kebab Doritos » – mais le quartier plébiscite surtout les classiques maîtrisés.
Reconnaître un bon kebab : critères simples, résultats fiables
Tout comme pour un pho ou une galette, les signes ne trompent pas. Le couteau coupe des lamelles fines, la broche tourne tranquillement, le pain reste souple après un passage éclatant sur la plaque, les crudités sont croquantes et bien égouttées. Ajoutez une sauce ail-citron équilibrée, et c’est gagné.
- 🥙 Pain maison ou boulanger: souple, légèrement grillé, ne se déchire pas.
- 🔥 Broche dorée lentement: évite le gras lourd, assure une viande juteuse.
- 🥗 Crudités fraîches: tomate ferme, salade croquante, oignon doux.
- 🧄 Sauce maîtrisée: ail présent mais pas envahissant; harissa fruitée.
- 🌶️ Options: piment à part, pickles maison, frites croustillantes.
Le kebab du XIXe est aussi une sociabilité. On croise des ouvriers, des étudiants, des familles. On discute foot, météo, loyers, tout en mangeant debout, sur le zinc, ou assis sur un banc du canal. Le quartier a ses habitudes, ses fiertés, ses débats : pain pita vs pain maison ? Sauce blanche vs yaourt citronné ? On y revient parce que c’est bon, rapide, et que l’accueil vous reconnaît.
| Adresse 🥙 | Signature 🔥 | Prix moyen (€) | Ouverture 🕒 | Note du quartier 💬 |
|---|---|---|---|---|
| Le Kebab Parisien | Broche veau, pain boulanger | 8–10 | Tard le soir | Accueil chaleureux 😊 |
| Kebab Authentique | Cuisson charbon, crudités maison | 8–11 | Midi & soir | Sauces équilibrées 🧄 |
| Le Kebab Gourmet | Poulet fermier, pain maison | 10–12 | Service continu | Options végétariennes 🌱 |
| Comptoir canal | Pita fine, frites croustillantes | 7–9 | Fin de soirée | Parfait après concert 🎶 |
Ce coin de Paris rappelle que la ville s’anime aussi quand elle a faim. Et qu’un sandwich bien fait peut être un morceau de patrimoine vivant, surtout quand il sait rester simple.
Avant de clore la boucle, on s’offre un dernier détour par une pratique chère aux Parisiens : le brunch du dimanche ou le dessert de fin de balade, pour marier les inspirations du jour.
Itinéraires croisés : composer sa carte personnelle entre pho, kebab et crêpes
La force de la cartographie IGN, c’est de montrer les pôles. La force du quotidien, c’est de les relier. En 24 heures, on peut vivre trois Paris sincères : un bol au Quartier Pho, une galette à Montparnasse, un kebab au bord du canal. C’est ce que font Léa et Malik quand ils ont un week-end sans contrainte. Ils tirent des lignes sur la carte, cherchent une exposition en route, s’arrêtent pour un café, reprennent une trottinette et repartent plus loin. L’important n’est pas de tout voir, mais de goûter juste.
Pour un itinéraire futé, commencez par le XIIIe en fin de matinée : les bouillons sont prêts et les salles encore calmes. Remontez vers la rive droite pour une promenade rue Sainte-Anne, où l’on picore quelques gyozas. Redescendez à Montparnasse pour une galette sucrée chez Crêpe et Saveurs, puis filez vers la Villette pour une faim du soir, selon l’humeur, chez Le Kebab Parisien ou Kebab Authentique. Le lendemain, vous pourrez changer l’ordre : essayez une crêpe au sarrasin en brunch chez Crêpes & Gourmandises, puis un pho léger chez Maison du Pho, enfin un détour pour un kebab de marché chez Le Kebab Gourmet.
Conseils pratiques pour profiter de la diversité sans se lasser
Composer sa « carte personnelle » demande un peu d’anticipation et beaucoup d’écoute. Vérifiez les heures creuses, demandez la recommandation du jour, goûtez l’assaisonnement avant d’ajouter trop de sauce. Et surtout, laissez une place à la surprise : un dessert du moment, une boisson inconnue, une spécialité de saison.
- 🗓️ Viser les heures calmes: 11h30–12h30 pour le pho, 18h30–19h pour l’okonomiyaki, après 21h pour un kebab tranquille.
- 🚲 Relier les quartiers: tram T3 pour le XIIIe, ligne 4/6 pour Montparnasse, lignes 7/14/1 pour les traversées rapides.
- 💬 Parler aux équipes: conseils d’accords, plats hors carte, saisonnalité.
- 🌱 Varier: un bol riche, une galette légère, un sandwich vif — équilibre des envies.
- 📍 Cartes en main: IGN + OSM pour repérer les clusters.
| Moment 🍽️ | Quartier 📍 | Adresse type 🔎 | Plat conseillé ⭐ | Astuce de route 🛴 |
|---|---|---|---|---|
| Midi | XIIIe | Paris Pho Express | Pho léger | Tram T3, arrêt Olympiades |
| Après-midi | IIe | Happa Tei | Okonomiyaki à partager | Marche vers Opéra 👟 |
| Soir | XIVe | Crêpe et Saveurs | Crêpe beurre-sucre | Ligne 6 vers Denfert 🧭 |
| Nuit | XIXe | Le Kebab Parisien | Kebab sauce ail | Canal de l’Ourcq 🌙 |
Au final, la meilleure boussole reste votre faim. La carte vous guide, le quartier vous accueille, et l’assiette vous raconte où vous êtes. Paris tient là une promesse simple : quelle que soit l’heure, on y trouve un goût juste.
Comment utiliser la carte IGN pour planifier un parcours gourmand ?
Repérez les foyers de spécialités (couleurs dominantes), puis croisez avec OpenStreetMap pour identifier les rues très denses (avenue de Choisy, rue Sainte-Anne, Montparnasse, Jean-Jaurès). Établissez un itinéraire logique en transport (lignes 6, 7, 14, tram T3) et ciblez les heures creuses pour chaque type de cuisine.
Un bon pho se reconnaît à quoi en priorité ?
À la limpidité du bouillon, sa profondeur aromatique (cannelle, badiane, gingembre maîtrisés), la qualité des herbes (basilic thaï croquant) et une garniture coupée net. Des adresses comme Pho 14, Maison du Pho ou Paris Pho Express cochent ces critères.
Où manger une excellente galette à Montparnasse ?
Autour de la rue du Montparnasse et de la rue d’Odessa : des maisons comme Crêperie de Paris, Crêpes & Gourmandises ou Crêpe et Saveurs. Cherchez une pâte de sarrasin parfumée, une bordure croustillante et un beurre demi-sel de qualité.
Le meilleur kebab du XIXe, c’est quoi l’indice ?
Pain maison ou de boulanger, découpe fine, crudités fraîches, sauce ail citronnée équilibrée. Des enseignes comme Le Kebab Parisien, Kebab Authentique ou Le Kebab Gourmet soignent ces points, souvent jusqu’à tard le soir.
Peut-on construire un parcours 100% street-food familial ?
Oui. Débutez par un pho léger le midi (XIIIe), enchaînez avec gyozas à Sainte-Anne (IIe), crêpe sucrée à Montparnasse (XIVe), et kebab au canal (XIXe). Les temps de marche et de métro sont raisonnables, et chacun peut choisir sa portion.

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