Fermeture de la tuilerie Monier à Marseille en juin 2026 : chronologie, raisons économiques et ancrage territorial
Fermeture annoncée, émotions vives et mémoire industrielle en filigrane : la tuilerie Monier de Marseille, installée à Saint-André (16e), cessera son activité d’ici à juin 2026. Visible depuis l’autoroute du littoral, juste sous les grandes lettres MARSEILLE, l’usine incarne un pan de l’histoire locale. Elle est la dernière encore en activité dans une ville qui comptait autrefois plusieurs dizaines de sites de production. L’annonce, confirmée à l’automne 2025 par le propriétaire BMI, s’inscrit dans une réorganisation industrielle plus large, avec transfert de la production vers l’unité ultra-automatisée de Limoux (Aude).
Pourquoi maintenant ? Plusieurs facteurs se cumulent. Le marché de la construction neuve s’essouffle avec la crise du logement, la flambée du prix du gaz pèse sur un four de 107 mètres, et la logistique d’approvisionnement en argile s’est complexifiée depuis l’arrêt de l’extraction au bassin de Séon. Résultat : une tuile fabriquée à Marseille coûte, selon les représentants du personnel, nettement plus cher qu’à Limoux, où la matière première est à proximité et les lignes de production très automatisées.
Le site de Saint-André, construit en 1965 au pied du parc de Foresta sur l’ancien domaine du Château de Foresta, a connu plusieurs propriétaires en 150 ans d’activité. Longtemps, 80 % de l’argile venaient de Puyloubier, au pied de la Sainte-Victoire, et 20 % d’Espagne, avec un coût de transport grandissant à mesure que les carrières locales se tarissaient. Dans les années 1990, une contrainte majeure a surgi : la mise en sécurité du secteur du Grand Littoral, édifié sur une colline fragilisée, a scellé la fin de l’extraction au plus près. Depuis 2023, l’usine a connu un à deux mois de chômage partiel par an, un signal faible devenu, pour beaucoup, un signe avant-coureur.
Au-delà des chiffres, l’attachement à ce site est tangible. Des ouvriers et techniciens de l’Estaque et de Saint-André y ont bâti des carrières, parfois sur deux générations. La tuile marseillaise, au grand moule à faible relief, avec son emblématique abeille poinçonnée, a couvert des toitures de la ville et de tout le pourtour méditerranéen. Dans la mémoire collective, Monier, c’est aussi la « chaîne » qui se visite, les robots qui dansent et la chaleur du four, racontés lors de circuits industriels par des associations locales.
Sur le plan économique, BMI met en avant la compétitivité accrue de l’usine de Limoux : capacité supérieure, meilleure maîtrise des coûts, investissement de plusieurs millions d’euros, et un approvisionnement d’argile produit sur place. L’équation énergétique, depuis la guerre en Ukraine, a achevé d’éroder les marges marseillaises. Si la décision est douloureuse, elle est présentée comme indispensable par le groupe pour sécuriser la filière.
- 🧱 Dernière tuilerie en activité à Marseille, quartier Saint-André (16e).
- ⏱️ Calendrier : arrêt de production au plus tard en juin 2026.
- 🏭 Transfert vers Limoux (Aude), site ultra-automatisé.
- 🔥 Coûts du gaz en hausse, four de 107 m énergivore.
- 🚚 Argile importée (Puyloubier, Espagne) vs ressource locale à Limoux.
- 👷 52 salariés concernés par un plan social avec reclassement.
| Repère ⏳ | Événement clé 🧭 | Impact local 🏘️ |
|---|---|---|
| Fin XIXe – 1965 | Âge d’or des tuileries, puis construction du site de Saint-André | Emplois ouvriers qualifiés, identité industrielle 🧱 |
| Années 1990 | Fin de l’extraction au bassin de Séon (contrainte géotechnique) | Logistique plus longue, hausse des coûts 🚚 |
| 2023 | Chômage partiel 1-2 mois/an | Fragilité de l’emploi et du site ⚠️ |
| Sept. 2025 | Annonce du transfert de production par BMI | Préparation d’un plan social et démarches de reclassement 🧭 |
| Juin 2026 | Fermeture de la tuilerie de Marseille | Questions sur l’avenir du site et du tissu économique 🧩 |
Dans ce dossier, l’essentiel est désormais de conjuguer mémoire, vérité des coûts et accompagnement humain, afin que la fin d’un cycle industriel devienne le début d’une nouvelle dynamique locale.

Plan social et reclassement des 52 salariés : dispositifs, droits et passerelles vers l’emploi
Le plan social signé fin novembre 2025 après deux jours de grève encadre l’avenir des 52 salariés. Il combine mesures de reclassement, droits renforcés et financements de formation. L’accord prévoit un budget individuel de 13 000 € pour se former, avec un complément de 2 000 € pour les personnels seniors ou en situation de handicap. Des indemnités supra-légales s’ajoutent au socle conventionnel « Tuile et Brique ». Au-delà des chiffres, l’enjeu consiste à éviter des ruptures de parcours et à sécuriser des transitions rapides vers des métiers porteurs dans la région.
Concrètement, plusieurs voies s’ouvrent aux équipes : mobilité interne au sein du groupe BMI (dont Limoux), reconversion dans le second œuvre (étanchéité, charpente, couverture), la logistique (cariste, magasinier), la maintenance industrielle, ou encore la qualité et la sécurité. Le bassin marseillais, en pleine montée en puissance sur la rénovation énergétique et l’économie circulaire, offre un terreau d’opportunités si l’accompagnement est au rendez-vous.
Des portraits de parcours aident à se projeter. Karim, conducteur de ligne depuis 14 ans, vise une certification de maintenance de niveau 4 pour capitaliser sur son expérience des systèmes automatisés. Nadia, technicienne laboratoire, explore une passerelle vers le contrôle qualité dans l’agroalimentaire, un secteur dynamique autour de l’Estaque et du port. Ces trajectoires illustrent l’intérêt d’articuler compétences déjà maîtrisées et besoins réels des entreprises locales.
- 🎯 Formation financée jusqu’à 13 000 € (+2 000 € selon profils).
- 🚀 Reclassement interne possible vers Limoux ou autres sites BMI.
- 🔧 Passerelles vers industrie et maintenance, très recherchées.
- 🏗️ Métiers du BTP (couvreur, étancheur) en tension : recrutements ouverts.
- 📦 Logistique portuaire en croissance : caristes, préparateurs, chauffeurs.
- 🧪 Qualité/SSE : valorisation de l’expérience procédés et sécurité.
| Mesure 💼 | Montant/Avantage 💶 | Objectif 🎯 |
|---|---|---|
| Budget formation | 13 000 € (+2 000 € seniors/handicap) 🧾 | Reconversion rapide vers métiers porteurs |
| Indemnités supra-légales | Selon ancienneté ⚖️ | Amortir la transition |
| Mobilité interne BMI | Accompagnement déménagement 🚚 | Continuité de carrière |
| Cellule de reclassement | Coaching, job matching 🤝 | Accès rapide à l’emploi |
| Validation des acquis | Prise en charge VAE 🎓 | Certifier l’expérience |
La réussite dépendra de l’alliance entre l’entreprise, les syndicats, les OPCO et les institutions (Région Sud, Pôle emploi, Métropole). Des forums dédiés à la transition des salariés de Monier sont envisagés dans les 16e et 15e arrondissements, pour rapprocher directement candidats et recruteurs.
À l’échelle de la ville, chaque poste sauvé ou recréé stabilise les ménages, soutient les commerces de quartier et évite des départs contraints. L’enjeu dépasse les murs de l’usine : c’est tout un maillage social qui se joue, entre l’Estaque, Saint-André et Saint-Henri. La méthode compte autant que les moyens : diagnostic individuel des compétences, proposition d’un plan de formation sur-mesure et suivi à six et douze mois. Un accompagnement bien conçu transforme une épreuve en opportunité tangible.
Au final, un reclassement réussi est celui qui s’appuie sur la fierté du travail bien fait et l’adapte aux besoins du territoire, sans renier l’histoire ouvrière qui a rendu Marseille si singulière.
Réorganisation de la filière tuiles : comparaison Marseille–Limoux et impacts sur l’industrie régionale
La réorganisation de BMI reflète une mutation structurelle de l’industrie des matériaux. À Marseille, la ligne historique reposait sur un four à gaz long de 107 mètres et des chaînes moins automatisées. À Limoux, la robotisation avancée, l’optimisation énergétique et la proximité des gisements d’argile abaissent fortement le coût unitaire. Dans un contexte national où les annonces de fermetures d’usines progressent, ces écarts pèsent lourd dans les décisions.
Côté environnement, transporter l’argile vers Saint-André alourdissait l’empreinte carbone, tandis que l’usine audoise bénéficie d’un circuit court d’approvisionnement. L’efficacité énergétique des équipements récents contribue aussi à réduire la consommation de gaz par tuile produite. Cet avantage, amplifié par la volatilité des prix de l’énergie depuis la guerre en Ukraine, sécurise la compétitivité de Limoux.
Sur le terrain, la fermeture impacte au-delà des murs : sous-traitants de maintenance, transporteurs, fournisseurs d’emballages, prestataires de sécurité. Les quartiers environnants peuvent ressentir un effet domino sur l’emploi et le petit commerce. À court terme, un accompagnement ciblé des entreprises satellitaires (diagnostic économique, prêts de trésorerie, diversification) s’impose pour éviter des défaillances en chaîne.
À l’inverse, des opportunités existent : la demande régionale en rénovation de toitures demeure, la formation de couvreurs et d’étancheurs est en tension, et certains sous-traitants peuvent pivoter vers les chantiers d’isolation et de réhabilitation énergétique. Une grappe d’acteurs locaux pourrait se structurer autour de ces marchés, avec l’appui de la Métropole et de la Région.
- ⚙️ Automatisation accrue à Limoux : productivité et qualité constantes.
- 🌱 Approvisionnement en argile local, trajets réduits.
- 🔥 Énergie : four moderne plus sobre, moindre coût unitaire.
- 🚛 Logistique marseillaise plus coûteuse, dépendante de trajets longs.
- 🧭 Résilience : lessivage des chocs énergétiques mieux absorbé à Limoux.
- 🧰 Pistes locales : reconversion BTP, maintenance, économie circulaire.
| Critère 🔍 | Marseille (Monier) ⚓ | Limoux (BMI) 🏭 |
|---|---|---|
| Automatisation | Moyenne, lignes historiques | Élevée, robots et contrôle digital 🤖 |
| Énergie | Four gaz 107 m, intensif 🔥 | Équipements récents, sobriété énergétique 🌡️ |
| Argile | Puyloubier/Import Espagne 🚚 | Gisement local, circuit court ⛏️ |
| Coût unitaire | Élevé | Optimisé ✅ |
| Capacité | Limitée par l’âge des installations | Plus élevée, flexible 📈 |
Le défi est de transformer une perte en levier : spécialiser le territoire dans les métiers en tension et les matériaux biosourcés, attirer des investissements d’économie circulaire, et protéger les compétences rares issues de la tuile marseillaise pour qu’elles irriguent d’autres ateliers. C’est à cette condition qu’une page tournée ne devient pas un livre refermé.
Patrimoine industriel et savoir-faire de la tuile marseillaise : préserver, transmettre et réinventer
La tuile marseillaise, grand moule à faible relief, a façonné l’horizon des quartiers, des bastides aux toits des zones littorales. L’abeille poinçonnée, marque de fabrique historique, raconte un artisanat devenu industrie, et une esthétique méditerranéenne pensée pour le Mistral, l’ensoleillement et les pluies d’équinoxe. Au moment de la fermeture, préserver ce savoir-faire devient un enjeu de patrimoine autant que d’emploi culturel.
Plusieurs pistes émergent. D’abord, l’inventaire et la sauvegarde des moules, matrices et archives techniques : ces éléments peuvent rejoindre des musées, des lycées professionnels et des centres de formation. Ensuite, la transmission par l’expérience : ateliers pédagogiques avec d’anciens opérateurs, visites commentées à destination des apprentis couvreurs ou des étudiants en design. Des acteurs comme « Marseille Autrement » ont déjà valorisé la chaîne et ses robots en action ; demain, ce récit technique pourrait vivre dans un « laboratoire du geste » itinérant.
La filière restauration du patrimoine bâti a, elle aussi, des besoins. Toitures de chapelles, bâtiments communaux, écoles centenaires : la maintenance des couvertures nécessite des tuiles compatibles et des poseurs formés aux règles de l’art. Une coopération entre fabricants français, institutions patrimoniales et entreprises du BTP pourrait garantir la disponibilité de pièces de remplacement tout en soutenant des emplois de proximité.
La culture industrielle marseillaise ne s’arrête pas à une usine. À quelques kilomètres, d’autres maisons ont obtenu la certification « Origine France Garantie » et le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ». Cette dynamique rappelle qu’un territoire peut réinventer ses identités productives, du savon à la céramique, en associant héritage et innovation. Documenter la tuile marseillaise, c’est aussi documenter la manière dont la ville se raconte à travers ses toits.
- 🏛️ Inventorier moules, archives, plans et outillages.
- 🎓 Former via ateliers animés par d’anciens salariés.
- 🔁 Réutiliser certaines pièces dans des projets artistiques.
- 🧩 Coopérer avec lycées pro, CFA et musées.
- 🛠️ Restaurer les toitures patrimoniales avec des techniques adaptées.
- 📚 Éditer un guide des toitures méditerranéennes pour artisans et architectes.
| Action 🧭 | Acteurs clés 🤝 | Bénéfices 🎯 |
|---|---|---|
| Inventaire des moules | Mairie, musées, BMI | Mémoire technique conservée 📦 |
| Ateliers de transmission | Anciens salariés, CFA, OPCO | Compétences pérennisées 🎓 |
| Itinérance pédagogique | Associations, lycées | Attractivité des métiers 🚀 |
| Programme restauration | BTP, ABF, communes | Chantiers locaux, emploi maintenu 🧱 |
Pour que la tuile marseillaise continue d’exister dans la ville, il faut conjuguer récit, formation et projets concrets. Cette synergie ancre le patrimoine dans la vie quotidienne des habitants.
Lorsque l’on transmet un geste, on transmet aussi une fierté. C’est en gardant cet horizon que Marseille peut transformer une mémoire en moteur de renouvellement.
Avenir du site de Saint-André après la fermeture : scénarios de reconversion, foncier et emplois locaux
Que deviendront les 60 000 m² de la tuilerie de Saint-André après la fermeture ? Propriété du groupe BMI, le terrain, posté sous les lettres MARSEILLE, attise déjà les convoitises. Le démantèlement du four et des lignes sera une première étape essentielle, assortie d’un diagnostic environnemental. La réutilisation du foncier devra composer avec l’accessibilité (autoroute du littoral, desserte logistique), l’urbanisme, et les besoins du nord de la ville.
Plusieurs scénarios raisonnables se dessinent. Certains plaident pour un pôle de formation aux métiers de la rénovation énergétique, adossé à un atelier-école pour couvreurs et étancheurs. D’autres imaginent un tiers-lieu productif, mêlant PME de matériaux biosourcés, atelier partagé de fabrication et espace associatif. L’hypothèse d’une base de logistique urbaine, au service des livraisons décarbonées, circule également. Enfin, un équipement culturel ou sportif multifonction pourrait faire vibrer le site au rythme des habitants, si la viabilité économique est au rendez-vous.
Dans le calendrier local, l’année 2026 sera marquée par les municipales. Plusieurs consultations citoyennes ont commencé à sonder les attentes des habitants sur l’avenir des friches industrielles, afin d’aligner le projet avec les besoins du 16e arrondissement. Les riverains, très attachés à l’emploi de proximité, demandent des activités créatrices de postes et compatibles avec le cadre de vie.
À court terme, l’utile se conjugue au concret : baliser une procédure transparente (étude, appel à projets, cahier des charges social), définir des objectifs mesurables (emplois créés, surfaces ouvertes au public, part d’activités circulaires) et garantir l’accès aux jeunes des quartiers. L’histoire récente montre qu’un site industriel peut renaître autrement, à condition de penser le projet « avec » et non « pour » le territoire.
- 🏫 Campus métiers : formation couverture/étanchéité, atelier-école.
- 🏭 Tiers-lieu productif : ateliers partagés, PME matériaux durables.
- 🚲 Logistique urbaine : hub de livraisons décarbonées.
- 🎭 Équipement culturel/sportif : ancrage social et attractivité.
- 🌿 Parc public mixte : respiration urbaine et jardins pédagogiques.
| Scénario 🧩 | Emplois estimés 👷 | Délai 🗓️ | Points de vigilance ⚠️ |
|---|---|---|---|
| Campus métiers | 120–180 | 18–24 mois | Financement pérenne, partenariats CFA 🎓 |
| Tiers-lieu productif | 80–150 | 12–18 mois | Mix d’activités, bruit, flux logistiques 🚛 |
| Logistique urbaine | 60–100 | 9–12 mois | Nuisances, acceptabilité riveraine 🏘️ |
| Équipement culturel/sportif | 40–80 | 24–30 mois | Modèle économique, gouvernance associative 🎭 |
En matière de reconversion, l’ambition doit s’écrire à hauteur d’habitants : créer des emplois utiles, ouvrir des lieux accessibles et faire des anciennes usines des futurs points d’appui de la ville.
Marseille face au défi de l’emploi industriel : leçons à tirer et leviers d’action territoriaux
L’arrêt de la tuilerie rappelle une réalité : l’industrie marseillaise se transforme, mais ne disparaît pas. Les besoins évoluent vers la maintenance, les procédés automatisés, la qualité, la sécurité, et la logistique. Plutôt que d’opposer passé et futur, le territoire peut capitaliser sur ses forces : port, formation, réseaux d’entreprises, jeunesse motivée. Trois leviers sont clés : l’accompagnement des salariés, la montée en compétences et l’activation de marchés locaux, notamment la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés.
Pour les entreprises du pourtour de l’Estaque, la période qui s’ouvre doit être l’occasion de diversifier. Les sous-traitants de Monier peuvent proposer leurs services aux chantiers de réhabilitation, au port, ou à l’agroalimentaire. Les communes voisines, confrontées à des toitures à rénover, auront besoin de couvreurs formés. Une offre coordonnée, soutenue par les chambres consulaires et les acteurs de l’emploi, donnera de la lisibilité à ce virage.
Côté politique publique, les outils existent : cellules de crise territoriales, achats publics orientés vers les PME locales, clauses d’insertion dans les marchés, et soutien aux formations courtes certifiantes. Les élus et services de l’État, en lien avec la Métropole et la Région, peuvent articuler ces instruments pour éviter que la fermeture ne se traduise par une perte durable de savoir-faire.
Enfin, l’attractivité passe par des signaux concrets : guichets uniques pour les salariés en transition, forums emploi sectorisés, cartographie des compétences, et valorisation des réussites. Montrer qu’un reclassement peut mener à une progression de carrière participe à mobiliser d’autres secteurs à recruter sur profil et à former sur poste.
- 🧭 Coordonner acteurs publics/privés pour accélérer les solutions.
- 🎓 Former vite et bien sur les métiers en tension (maintenance, BTP).
- 🧱 Activer la rénovation énergétique comme gisement d’emploi.
- 🤝 Soutenir les sous-traitants par des diagnostics et prêts relais.
- 📣 Valoriser les parcours exemplaires pour donner confiance.
| Levier 🚀 | Action concrète 🛠️ | Effet attendu 🎯 |
|---|---|---|
| Formation | Certifications courtes, VAE, alternance | Accès rapide à l’emploi qualifié ✅ |
| Achats publics | Clauses d’insertion et sourcing local | Marchés captés par les PME marseillaises 🧾 |
| Accompagnement PME | Diagnostic, diversification, prêts | Résilience du tissu économique 💪 |
| Orientation | Guichet unique, forums dédiés | Parcours fluides, moins de ruptures 🔄 |
Le meilleur hommage à la tuile marseillaise reste d’offrir des perspectives solides aux femmes et aux hommes qui l’ont produite, en faisant du nord de Marseille un laboratoire de reconversions réussies.
Quelles sont les raisons principales de la fermeture de la tuilerie de Marseille ?
La combinaison d’une demande en berne liée à la crise du logement, de coûts énergétiques élevés pour un four à gaz de 107 m, et d’une logistique d’argile devenue coûteuse a rendu le site non compétitif face à l’usine plus automatisée et mieux approvisionnée de Limoux.
Que prévoit le plan social pour les 52 salariés ?
L’accord inclut une cellule de reclassement, un budget formation de 13 000 € (avec +2 000 € pour certains profils), des indemnités supra-légales et des possibilités de mobilité interne au sein de BMI, notamment vers Limoux.
Quand la fermeture sera-t-elle effective ?
Le calendrier fixé annonce une cessation d’activité au plus tard en juin 2026, avec un démantèlement des installations et une phase d’études pour la reconversion du site.
Quels secteurs recrutent localement pour faciliter le reclassement ?
Maintenance industrielle, couverture/étanchéité, logistique portuaire, contrôle qualité et sécurité, ainsi que les métiers liés à la rénovation énergétique recrutent activement dans la métropole marseillaise.
Que pourrait devenir le site de Saint-André ?
Plusieurs scénarios existent : campus de formation aux métiers du bâtiment, tiers-lieu productif orienté matériaux durables, base de logistique urbaine ou équipement culturel/sportif, tous visant à créer des emplois de proximité.
Journaliste ancrée dans le Vieux-Port, Élodie raconte la vie méditerranéenne avec humanité. Elle traite aussi bien la culture populaire que les problématiques sociales du Sud.

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