BHNS Lyon-Trévoux sans terminus Part-Dieu : un choix d’accessibilité qui crispe les élus locaux
Dans le Rhône, le projet de BHNS Lyon-Trévoux a connu un virage stratégique lorsque le terminus pressenti à la Part-Dieu a été écarté. Côté Vivier-Merle, l’accès a été refusé pour cause de saturation, et l’option Villette a été abandonnée. La Région Auvergne-Rhône-Alpes, maître d’ouvrage, a donc choisi un terminus aux Brotteaux, à environ 600 mètres de la gare. Ce compromis a déclenché une controverse parmi les élus locaux : certains y voient une opportunité pragmatique, d’autres dénoncent une desserte jugée incomplète.
Le fil du dossier s’est tendu au moment où la Métropole de Lyon a rendu un avis favorable à l’autorisation environnementale, assorti de deux réserves. Le soutien vaut feu vert conditionnel, et confirme la poursuite d’un projet public estimé autour de 192 millions d’euros. Les services techniques justifient le choix des Brotteaux par la rareté de l’espace au cœur de la Part-Dieu et par la nécessité d’une mise en service sans surcharge des axes les plus congestionnés.
Sur le terrain, le débat dépasse les postures politiques. Samir, aide-soignant habitant near Trévoux, compte ses minutes : le bus articulé de 18 mètres promis toutes les 15 minutes en heure de pointe pourrait ramener ses trajets sous un seuil acceptable, mais l’idée de marcher 8 à 10 minutes pour rejoindre les grandes lignes à la Part-Dieu interroge. À l’inverse, Claire, boulangère des Brotteaux, anticipe une hausse de fréquentation le matin, avec un flux régulé sur le boulevard Jules-Favre plutôt que sur le parvis Vivier-Merle.
Le clivage saute aux yeux : des élus de droite dans l’arrondissement souhaitent un accès direct à la Part-Dieu, quitte à revoir la voirie en profondeur, là où des élus écologistes se montrent plus conciliants avec le terminus aux Brotteaux, à condition d’un cheminement piéton sécurisé. Une chose fait consensus : la mobilité urbaine dans le corridor Val de Saône–Lyon a besoin d’une solution fiable, lisible et régulière. Mais l’infrastructure doit composer avec le réel des rues, des écoles, et des programmes de chantiers en enfilade autour de la gare.
Le BHNS est né d’une longue histoire : l’ombre du tram-train plane encore sur la vallée. Dès 2016, la Région a décidé de réutiliser l’ancienne emprise ferroviaire entre Trévoux et Sathonay pour créer une colonne vertébrale en transports en commun. L’enquête publique préalable à la DUP est annoncée à l’automne 2025, condition pour engager les acquisitions foncières le long du tracé. À l’approche, des interventions de terrain préparent un début de travaux l’année suivante si le calendrier se confirme.
La séquence politique actuelle cherche donc un point d’équilibre. Le terminus aux Brotteaux n’est pas la solution rêvée par tous, mais il est perçu par plusieurs acteurs comme la seule faisable rapidement sans « boucher l’évier » de la Part-Dieu. À la clé, une question simple : vaut-il mieux une ligne dans un an avec une correspondance courte, ou une attente prolongée pour un accès direct aux quais ?
- 🚏 Option retenue : terminus aux Brotteaux (600 m de la gare).
- 🚌 Fréquence visée : toutes les 15 min en pointe, bus de 18 m.
- 🗳️ Étape clé : enquête publique à l’automne 2025.
- 💶 Budget estimé : ~192 M€ pour le projet public.
- 🧭 Gouvernance : Région pilote, Métropole avis environnemental favorable avec réserves.
| Acteur 🤝 | Position sur le terminus 🎯 | Argument clé 💬 |
|---|---|---|
| Région AURA | Brotteaux comme compromis | Capacité limitée à Part-Dieu, avancer vite |
| Métropole de Lyon | Favorable sous réserves | Environnement, sécurité piétonne prioritaire |
| Élus de droite (6e) | Réticence | Souhait d’un accès direct Part-Dieu |
| Élus écologistes | Ouverts | Acceptent Brotteaux si cheminements renforcés |
| Usagers | Partagés | Temps gagné vs. correspondance à gérer |
Équation du moment : livrer un service crédible sans dégrader l’hyper-centre de la Part-Dieu, voilà le cœur de la controverse.

Tracé, voirie et contraintes autour de la Part-Dieu : comment l’infrastructure s’adapte à la ville
Le parcours du BHNS Lyon-Trévoux s’appuie sur un atout majeur : la réutilisation de l’ancienne voie ferrée entre Trévoux et Sathonay. Cette dorsale éloigne une partie du tracé des zones les plus denses, réduisant les conflits d’usage et les acquisitions foncières. L’entrée dans Lyon change la donne : la petite rue Fournet et le débouché sur le boulevard Jules-Favre concentrent les inquiétudes des riverains, notamment en heures d’entrée et de sortie d’école.
Pour absorber ces contraintes, les concepteurs planchent sur des couloirs réservés, des priorités tricolores, et une vitesse commerciale lissée plutôt que spectaculaire. À quoi bon promettre 22 minutes depuis Neuville si trois carrefours saturent chaque matin ? La philosophie retenue privilégie la régularité, car elle conditionne la correspondance réussie vers la Part-Dieu. L’objectif est de maintenir un temps de marche raisonnable, fléché et sûr, entre le terminus aux Brotteaux et les grandes lignes TCL et TER.
L’avis environnemental favorable, assorti de deux réserves, impose de surveiller les nuisances en phase chantier et la cohabitation avec les mobilités actives. Les bus étant électriques, le bruit en circulation reste contenu. Reste la question des flux sur trottoirs étroits : des élargissements, des plateaux traversants et une signalétique claire sont prévus pour sécuriser les itinéraires piétons.
Une autre contrainte, moins visible, pèse sur le calendrier : l’enquête publique préalable à la DUP attendue à l’automne 2025. L’avis du commissaire-enquêteur pourra conditionner des aménagements complémentaires, par exemple pour apaiser la rue Fournet à proximité d’équipements scolaires. Les premiers travaux préparatoires ont déjà démarré sur la partie nord du tracé, avec des sondages géotechniques et des débroussaillages maîtrisés.
Sur les correspondances, la stratégie consiste à transformer le « dernier hectomètre » en chaînon fluide : abris vélos sécurisés, jalonnement lumineux, information temps réel et, à terme, une navette de rabattement si la fréquentation l’exige. Cette approche par « briques » permet d’agir vite sans attendre un réaménagement total du parvis Vivier-Merle.
- 🧩 Réemploi d’emprise ferroviaire pour limiter les conflits d’usage.
- 🚸 Sécurisation de la rue Fournet et des abords scolaires.
- 🚦 Priorités aux feux pour donner de la régularité.
- 🔌 Matériel 100 % électrique pour réduire bruit et émissions locales.
- 🧭 Cheminement piéton Brotteaux–Part-Dieu balisé et lisible.
| Section du tracé 🗺️ | Atout principal ✅ | Point de vigilance ⚠️ |
|---|---|---|
| Trévoux–Sathonay | Emprise dédiée, peu d’intersections | Ouvrages à réhabiliter 🏗️ |
| Sathonay–Caluire | Intermodalité avec bus existants | Rampe et pentes pour l’accessibilité ♿ |
| Caluire–Brotteaux | Accès à Lyon sans parvis Vivier-Merle | Capacité aux carrefours 🛑 |
| Rue Fournet–Jules-Favre | Proximité commerces/emplois | Trottoirs, écoles, vitesses maîtrisées 🚸 |
Fréquence, matériel et temps de parcours
Le service visé en pointe est un passage toutes les 15 minutes, extensible à la montée en charge. Le bus articulé de 18 mètres offre un compromis capacité–maniabilité bien adapté aux carrefours lyonnais. Les temps de parcours seront étalonnés après une période de rodage, avec un suivi en open data pour ajuster la priorité aux feux.
Le matériel électrique apporte une accélération souple et des arrêts silencieux. Ces qualités sont déterminantes sur les tronçons urbains, où la qualité de l’air et la tranquillité des riverains font l’objet d’une attention particulière.
La robustesse du service se jouera sur trois leviers : la priorité aux feux, la discipline de stationnement et l’information voyageur. Sans ces « trois mousquetaires », la promesse d’un BHNS performant s’effrite.
Commerces, écoles et riverains : les effets concrets d’un terminus aux Brotteaux
Au-delà des chiffres, un terminus aux Brotteaux rebat les cartes du quotidien. Pour les commerçants de la rue Cuvier et du boulevard Jules-Favre, le passage régulier d’un BHNS peut générer de la visibilité et des flux du matin. Claire, boulangère, s’attend à une clientèle de navetteurs cherchant un café avant de filer vers la Part-Dieu. L’afflux doit toutefois rester compatible avec les livraisons et la rotation des places de courte durée.
Les écoles du 6e arrondissement demandent des garanties. À proximité de la rue Fournet, la sécurisation des traversées aux heures de pointe est en tête de liste. Le projet prévoit des plateaux surélevés, des refuges piétons, et des temps de vert plus généreux pour les familles. L’enjeu est simple : si les enfants traversent sereinement, l’acceptabilité sociale bondit.
Côté riverains, les craintes portent sur trois points : bruit, stationnement, et saturation à la sortie des bureaux. Le matériel électrique limite les nuisances sonores, mais les démarrages en côte et les freinages aux carrefours devront rester doux. Une charte de conduite et des formations conducteurs sont prévues. Le stationnement, lui, réclame une ligne claire : les zones de livraison seront rapprochées des commerces, avec des contrôles renforcés pour empêcher la file de bus d’être bloquée.
L’impact économique se lira dans la durée. Dans d’autres villes françaises, l’arrivée d’un BHNS a fait grimper le chiffre d’affaires des commerces de proximité, à condition d’un aménagement de façade à façade agréable : bancs, éclairage, plantations. Ce « confort de marche » est un puissant accélérateur de parcours mixtes (marche + transports en commun), surtout quand la destination finale – ici la Part-Dieu – reste à portée de pas.
- 🛍️ Opportunité pour les commerces du matin et de fin de journée.
- 🏫 Priorité aux itinéraires scolaires sécurisés et lisibles.
- 🔇 Bruit maîtrisé grâce au bus électrique, conduite apaisée.
- 🅿️ Zones de livraison reconfigurées pour éviter les conflits avec la ligne.
- 🌳 Aménagements de façade pour créer une rue « marchable ».
| Public concerné 👥 | Effet attendu 📈 | Mesure d’accompagnement 🧰 |
|---|---|---|
| Commerçants | Flux régulier, panier moyen matinal | Signalétique, terrasses ordonnées ☕ |
| Familles | Traversées sûres | Plateaux, feux adaptés 🚸 |
| Riverains | Nuisances limitées | Végétalisation, charte de conduite 🌿 |
| Livreurs | Tournées plus fluides | Créneaux dédiés, contrôle anti-stationnement 🚚 |
| Navetteurs | Correspondance efficace | Jalonnement vers Part-Dieu 🧭 |
Cas d’usage : la journée type de Samir et Claire
Samir descend aux Brotteaux à 7h45, marche 8 minutes jusqu’aux quais, attrape son TER ou sa ligne de métro et atteint son service à l’hôpital avant 8h30. Le retour, moins pressé, passe par une baguette chez Claire, dont la boutique profite de ce flux. Cette mécanique ne tourne bien que si la régularité du BHNS tient ses promesses et si les trottoirs restent fluides.
Ces exemples montrent que la valeur du projet se joue dans le détail : un feu bien réglé, un passage piéton élargi, un plan de livraisons coordonné. C’est là que se gagne l’adhésion quotidienne.
Scénarios alternatifs et « Oui mais… » : quelles options pour rapprocher le BHNS de la Part-Dieu ?
La séquence politique a mis sur la table plusieurs scénarios pour réduire la distance entre le BHNS Lyon-Trévoux et la Part-Dieu. L’accès par Vivier-Merle a été jugé irréaliste à court terme, l’option Villette a été abandonnée, et le terminus aux Brotteaux s’est imposé. Reste une palette de solutions pour consolider la correspondance : navette courte, cheminement piéton premium, vélos en libre-service, voire phasage vers un accès plus direct quand les travaux de la gare le permettront.
Un autre débat ressurgit : fallait-il maintenir la vision d’un tram-train ? Si certains regrettent l’abandon, d’autres rappellent qu’un tram-train exige des investissements lourds et des cohabitations ferroviaires complexes. Le BHNS propose une mise en service plus rapide et modulable, à condition de tenir une voie dédiée et des priorités robustes.
Le « Oui mais… » de la Métropole est instructif : oui au projet, mais avec un cadre environnemental et urbain exigeant. Ce cadre devient l’allié du quotidien : plus de sécurité aux abords d’école, moins de bruit, plus de lisibilité pour les voyageurs. Le calendrier, lui, s’appuie sur l’enquête publique prévue à l’automne 2025 et des travaux qui pourraient démarrer dès 2026 si la DUP est signée.
- 🚶 Améliorer le cheminement piéton Brotteaux–Part-Dieu (jalons, éclairage, abris).
- 🔁 Étudier une navette de rabattement aux heures de pointe.
- 🚲 Densifier l’offre vélos en libre-service près du terminus.
- 🧱 Garder la porte ouverte à une évolution future vers la gare selon les chantiers.
- 📊 Évaluer publiquement les temps réels de correspondance.
| Option 🔍 | Avantage majeur 🌟 | Limite actuelle 🧩 |
|---|---|---|
| Cheminement piéton premium | Faible coût, déploiement rapide | Météo, confort perçu ☔ |
| Navette de rabattement | Accès « porte à porte » | Coût d’exploitation, congestion potentielle 🚌 |
| VLS renforcé | Souplesse, santé, rapidité | Sécurité vélos aux carrefours 🚴 |
| Réaménagement futur Part-Dieu | Connexion directe possible | Délais et chantiers lourds 🏗️ |
| Tram-train relancé | Capacité et image forte | Investissements élevés, complexité ferroviaire 🚆 |
Cap sur les données et la transparence
Un comité de suivi public pourrait publier mensuellement les temps réels du corridor Lyon-Trévoux, les ponctualités, et l’usage des correspondances vers la Part-Dieu. L’ouverture des données favorise l’ajustement fin des feux, l’optimisation des traversées et la communication aux voyageurs. C’est aussi un levier de confiance dans un projet public qui engage plusieurs collectivités.
Plus d’options ne signifie pas plus de complexité si la hiérarchie est claire : d’abord le cheminement piéton, ensuite la navette si nécessaire, enfin les évolutions structurelles quand les chantiers de la gare le permettront.
Financement, calendrier et gouvernance : qui décide quoi et quand ?
Le financement du BHNS Lyon-Trévoux s’élève autour de 192 M€, majoritairement porté par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des contributions possibles d’autres partenaires publics au fil des phases. Le pari budgétaire consiste à concentrer l’effort sur l’infrastructure dédiée et l’équipement de priorité aux feux, plutôt que sur des travaux lourds en hyper-centre de Part-Dieu dès le départ.
Sur le calendrier, le cap est posé : enquête publique à l’automne 2025, signature de la DUP si l’avis est favorable, puis démarrage des travaux principaux en 2026. Les premières interventions de préparation – sondages, sécurisation d’emprises, dévoiements de réseaux – sont déjà observables sur certains tronçons. La gouvernance associe la Région (pilotage), la Métropole (voirie, environnement), les communes concernées et les opérateurs de transports en commun pour l’intégration des correspondances.
La décision du terminus aux Brotteaux met en lumière la mécanique institutionnelle. La Métropole a rendu un avis favorable à l’autorisation environnementale, tout en demandant des garanties supplémentaires. Les communes traversées se concentrent sur les points sensibles – passages scolaires, accès riverains, bruit – tandis que la Région défend une lecture « livrer vite sans saturer l’hypercentre ».
Pour le public, la période d’enquête sera l’instant charnière. Habitants, associations et commerçants pourront déposer des observations, proposer des variantes de tracé de trottoir, suggérer des horaires de livraison synchronisés, ou soutenir une navette de rabattement temporaire. Plus ces contributions seront précises, plus le projet gagnera en efficacité et en acceptabilité.
- 📅 Étapes : avis environnemental → enquête publique → DUP → travaux.
- 🏛️ Gouvernance partagée entre Région, Métropole, communes, opérateurs.
- 💡 Priorité aux aménagements utiles : feux, trottoirs, jalonnement.
- 🧮 Budget concentré sur l’infrastructure dédiée et le matériel roulant.
- 📣 Participation citoyenne encouragée avec retours argumentés.
| Pilier 🧱 | Responsable 🤝 | Livrable attendu 📦 |
|---|---|---|
| Tracé et emprises | Région AURA | Plans, acquisitions, phasage 🗂️ |
| Voirie et feux | Métropole de Lyon | Couloirs, priorités, sécurité 🚦 |
| Environnement | Métropole + services État | Mesures compensatoires, suivi 🌿 |
| Exploitant | Opérateur TC | Fréquences, qualité de service 🚌 |
| Concertation | Commissaire-enquêteur | Rapport, avis, recommandations 📝 |
Le risque du « temps perdu »
Le dilemme est clair : retarder pour viser un accès direct à la Part-Dieu risque de reporter le bénéfice pour des milliers d’usagers du Val de Saône. Avancer avec Brotteaux crée un service tangible, améliorable et mesurable. Le pilotage fin du calendrier et des engagements est la meilleure assurance contre l’usure d’un débat qui dure depuis trop longtemps.
Un cap partagé vaut mieux qu’un horizon flou : tel est l’apprentissage de ce chantier.
Expérience voyageur et intermodalité : faire simple, lisible et fiable pour tous
Le succès du BHNS se mesurera à l’aune de l’expérience quotidienne. L’interface aux Brotteaux doit jouer la carte de la simplicité : affichage temps réel, jalons directionnels vers la Part-Dieu, cartes des correspondances TCL, stationnements vélos gardiennés, et une information de crise claire en cas de perturbation. L’approche « design de service » vise à réduire les frictions, notamment pour les usagers occasionnels.
Sur le parcours, la montée à deux portes et la validation sans contact accélèrent les temps d’arrêt. Le bus électrique de 18 m offre une accessibilité naturelle : plancher bas, palettes pour fauteuils, annonces visuelles et sonores. Ce confort discret compte pour les seniors, les familles et les personnes à mobilité réduite.
L’intermodalité s’enrichit avec des parkings-relais au nord, encourageant le report modal des automobilistes de la vallée. La clé sera l’alignement des horaires avec les trains et métros à destination de la Part-Dieu. Un suivi de la charge en temps réel et des renforts ponctuels aux heures de pointe garantiront la régularité, condition sine qua non d’un report modal massif.
- 🧭 Jalonnement clair Brotteaux–Part-Dieu et plans simplifiés.
- ♿ Accessibilité renforcée à bord et aux stations.
- 🕒 Temps d’arrêt optimisés par la montée multi-portes.
- 🚲 Vélos en libre-service et arceaux sécurisés.
- 🅿️ Parkings-relais pour capter les automobilistes du Val de Saône.
| Élément d’expérience 🌈 | Bénéfice usager 🙌 | Indicateur de suivi 📊 |
|---|---|---|
| Affichage temps réel | Moins d’incertitude | Précision des ETA ⏱️ |
| Jalons piétons | Correspondance intuitive | Temps de marche moyen 🚶 |
| Montée multi-portes | Arrêts plus courts | Temps d’arrêt par station 🧮 |
| Accessibilité | Confort universel | Satisfaction PMR ♿ |
| Renforts de pointe | Moins de surcharges | Taux d’occupation maximal 🚦 |
Participation citoyenne utile
Les habitants peuvent peser concrètement : tester les cheminements, signaler les carrefours anxiogènes, proposer les lieux de stationnement vélos, et documenter les temps de correspondance réels. Une plateforme ouverte de retours d’expérience créerait un cercle vertueux entre attentes et ajustements opérationnels.
À la fin, ce qui compte le plus n’est pas la fertilité des plans, mais la fluidité de chaque trajet : une promesse qui se tient au quotidien transforme un projet public en bien commun.
Pourquoi le terminus est-il prévu aux Brotteaux et non à la Part-Dieu ?
La gare Part-Dieu est saturée côté Vivier-Merle et l’option Villette a été abandonnée. Le terminus aux Brotteaux permet de lancer le service plus vite sans surcharger le cœur de la gare, avec un cheminement piéton d’environ 600 m vers Part-Dieu.
Quelle fréquence et quel matériel pour le BHNS Lyon-Trévoux ?
Le service vise un passage toutes les 15 minutes en pointe, assuré par des bus articulés de 18 mètres 100 % électriques, avec priorités aux feux et montée multi-portes pour réduire les temps d’arrêt.
Quelles sont les prochaines étapes officielles du projet ?
L’enquête publique préalable à la DUP est attendue à l’automne 2025. En cas d’avis favorable, les travaux principaux pourraient démarrer en 2026, après les interventions préparatoires déjà engagées.
Comment les riverains et commerçants sont-ils pris en compte ?
Des aménagements de sécurité sont prévus autour des écoles, avec des trottoirs retravaillés, une signalétique claire, et des zones de livraison reconfigurées. Une concertation locale accompagne ces décisions.
Le projet pourrait-il évoluer vers un accès direct à la Part-Dieu ?
Oui, des scénarios de phasage existent. À court terme, l’accent est mis sur le cheminement piéton et, si besoin, une navette. Des évolutions plus lourdes dépendront des futurs réaménagements de la gare.
Ancien animateur radio, Lucas dynamise ses articles sur les start-ups, la culture et la vie urbaine lyonnaise. Sa plume vive et engagée reflète l’énergie économique et créative de la région.

Comments are closed